Les documenteurs

Lundi 25 octobre 2010, dans le cadre du 32ème "Cinémèd" (le Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier), le Studio du Scénario proposait aux festivaliers sa sixième "Journée du Scénario" autour de William Karel, documentariste à qui l'on doit entre autres la série de films CIA, Guerres Secrètes et de nombreux portraits d'hommes politiques réalisés pour Arte, France 2 ou France 3. C'est en 2004, que William Karel accède à la notoriété en réalisant Le Monde selon Bush, qui bénéficie d'une exploitation en salles et permet aux spectateurs de découvrir le travail de ce cinéaste. Dans la somptueuse salle Pasteur du Palais des Congrès de Montpellier, nous avons donc pu découvrir, ou redécouvrir pour certains, deux films de Karel : Hollywood, un récit de voyage dans la capitale mondiale du cinéma et surtout Opération Lune, un documentaire un peu particulier tourné en 2002 pour Arte.

La problématique d'Opération Lune part d'une anecdote étonnante. En 1975, la NASA prête au réalisateur Stanley Kubrick un objectif unique au monde pour le tournage de son film Barry Lyndon. Pourquoi la NASA a-t-elle rendu ce service au réalisateur ? La raison se trouve peut-être dans les premiers pas sur la Lune de Neil Armstrong et Buzz Aldrin que 2 milliards de téléspectateurs ont découverts le 21 juillet 1969.

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En compilant des films d'archives et en allant interviewer plusieurs acteurs de la course aux étoiles des années 60, William Karel construit la première partie de son film comme un véritable documentaire en partant de la théorie selon laquelle ces images lunaires ont été tournées en studios par le grand Kubrick. Mais petit à petit, le réalisateur fait intervenir des comédiens, pour camper différents personnages fictifs, et emploie des ficelles de plus en plus grossières pour donner de la crédibilité à son canular. Au final, Opération Lune est une brillante démonstration des possibilités de manipulation offertes par le montage et la mise en scène d'images d'archive et d'interviews. Si l'utilisation de certains codes formels du documentaire a pu rendre crédible une légende urbaine fantaisiste, alors n'importe quel mensonge déguisé en documentaire peut devenir véridique.

À la suite de William Karel, je vous propose de plonger dans un univers de mensonge, de falsification et d'imposture, et d'explorer le monde mystérieux des documenteurs.

 

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Les Documents Interdits
réalisés par Jean-Teddy Filippe
13 courts-métrages (Arte / 1986-1986)

 

C'est Agnès Varda qui invente ce mot valise en 1981 et qui l'utilise comme titre pour l'un de ses film.s Mais qu'est-ce que le documenteur, ou le "mockumentary", comme on dit en anglais ? Il faut tout d'abord le différencier de ce que l'on appelle communément le docu-fiction.

On peut définir le docu-fiction comme un documentaire qui utilise la reconstitution ou la simulation pour illustrer son propos ou pour rendre compte d'une réalité qui n'a pas pu être filmée. Outre les nombreux exemples que l'on peut trouver dans les programmes de télévision actuels, un grand réalisateur s'est illustré dans cet exercice souvent périlleux : Peter Watkins, qui en 1965 avec La Bombe, nous plongeait dans l'enfer d'une attaque nucléaire sur le Royaume-Uni, filmée à la façon des actualités. Le réalisateur aura plusieurs fois recours à des procédés comparables, entre autres avec Edward Munch ou La Commune.

La principale différence entre le docu-fiction et le documenteur, c'est que le premier tente de retranscrire la réalité, en ayant recours à des procédés utilisés dans la fiction, alors que le second fonctionne selon le procédé inverse. Il utilise un certains nombre d'artifices pour travestir la fiction en réalité et duper le spectateur.

Parmi les diverses utilisations du documenteur, la plus fréquente est sans doute celle qui consiste à dresser le portrait d'une fausse personnalité, d'un artiste imaginaire ou d'un faux groupe de musique. Très souvent, c'est l'occasion pour les réalisateurs de créer des situations comiques ou des pastiches. Woody Allen, auquel William Karel rend d'ailleurs hommage dans Opération Lune, utilise le procédé avec succès dans Prends l'oseille et tire-toi en 1969 et dans Zelig en 1983. Plus tard, c'est un type d'humour un peu plus grinçant qui s'invite dans ces supercheries sur pellicule.

 

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Vous aurez reconnu Benoit Poelvoorde dans C'est arrivé près de chez vous, ce faux documentaire à l'humour très noir qui nous fait suivre un tueur en série à la façon des épisodes de l'émission franco-belge Strip-tease. Très drôle, mais glissant progressivement dans un registre plus dérangeant, le film de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoit Poelvoorde est un bel exemple de faux documentaire comique.

Un autre exemple : en 1978, Eric Idle réalise All you need is Cash, un faux documentaire sur l'ascension et la chute des Rutles, un groupe de pop anglaise. En fait, les Rutles, étaient une création de Neil Innes et de Eric Idle, anciens collaborateurs des Monty Python, qui parodiaient les Beatles à la perfection. Après avoir rencontré le succès à la télévision, les deux acolytes décidèrent de faire un film sur l'histoire des Rutles, en empruntant à nouveau une grande partie du parcours des quatre garçons dans le vent. Voici un de leurs tubes :

 

 

Dans un genre un peu différent, Vincent Lannoo, un autre réalisateur belge a tourné en 2001 un film sur une école de théâtre, Strass, un petit bijou d'humour noir dans lequel il dressait le portrait atterrant d'un prof de théâtre imposteur aussi charismatique que pervers. Encore une fois, on retrouvait le style "Strip-teaste". Très dépouillé, principalement supporté par les comédiens, Strass est accessoirement le vingtième film labellisé Dogme95. Ce même réalisateur a récidivé en 2010 en nous proposant Vampires, un film qui s'intéresse, toujours sous la forme du documentaire, à une famille de vampires belge.

 

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Mais le faux documentaire n'est pas uniquement efficace dans le registre comique ou parodique et s'il peut nous présenter une famille de vampires plutôt pittoresque, il peut également être utilisé pour faire naître l'épouvante.

Dans les années 60, un film d'exploitation présenté au festival de Cannes, Mondo Cane, des réalisateurs italiens Cavara, Prosperi et Jacopetti, inaugure un nouveau genre de documentaire, le "Mondo". Le film consiste en une anthologie de scénettes qui présentent des pratiques sociales marginales, dans le but de choquer les spectateurs. Des images souvent violentes, voire insoutenables sont montrées dans le seul but de faire voyager les spectateurs autour de ce monde de chien qu'est notre planète. Si certaines séquences sont filmées sur le vif, les réalisateurs n'hésitent pas à les mettre en scène grâce au montage et à la musique, voire à en inventer de toutes pièces à partir de rumeurs ou de croyances pour donner plus d'impact à leur long-métrage. Le film fera un grand nombre d'émules et donnera lieu à de nombreuses variations sur le thème du mondo. Et en 1980 un autre italien va nous entrainer encore un peu plus loin.

 

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Avec Cannibal Holocaust, Ruggero Deodato emprunte au mondo un certain nombre de recettes pour explorer à nouveau le thème du cannibalisme après Le dernier monde cannibale qu'il avait tourné en 1977. Le film se divise en deux parties. La première, plutôt classique, retrace une expédition organisée pour retrouver une équipe de documentariste partie en Amazonie filmer une tribu cannibale, et la seconde partie consiste en la projection des différentes bobines de film qui ont été retrouvées.

Si Cannibal Holocaust contient de vrais morceaux de viande et quelques scènes de vivisection animales filmées de manière frontale, il s'agit bien évidemment d'un film de fiction. Mais ce n'est pas ce qu'ont cru beaucoup de personnes au moment de la sortie du film. Suite à une rumeur selon laquelle les comédiens avaient vraiment été mangés pendant le tournage, Deodato fut trainé devant les tribunaux et dut reproduire certains effets spéciaux devant les autorités pour prouver sa bonne foi.

Cet exemple, même s'il est un peu extrême, montre que la caution réaliste apportée par le style et les attributs formels du genre documentaire permet de facilement manipuler et tromper les spectateurs. Cela n'a d'ailleurs pas échappé aux cinéastes, et après Cannibal Holocaust de nombreux films ont utilisé ce traitement pseudo-documentaire et l'astuce des bobines de film retrouvées pour provoquer l'horreur ou l'immersion immédiate dans une situation particulière. Parmi les exemples les plus récents on peux citer Le Projet Blair Witch, Cloverfield, [REC], la première partie de District 9 ou encore Paranormal Activity, qui tous mettent en scène la caméra et la capture des images que les spectateurs découvrent sur l'écran.

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Dans la première partie de ce dossier, j'ai commencé par vous parler de quelques exemples plutôt tournés vers le comique ou l'épouvante. De fausses biographies burlesque, des films qui lorgnent soit vers la parodie, comme C'est arrivé près de chez vous, soit vers la pure exploitation et les images violentes ou racoleuses, travesties pour donner l'impression qu'elles ont été prises sur le vif, comme avec Cannibal Hollocaust. Maintenant je vais m'intéresser à quelques films moins caricaturaux et au style documentaire plus abouti. Que ce soit dans les codes utilisés, la construction, dans le sérieux affiché ou le thème choisi mais également en terme de réception publique.

L'un des plus célèbres documenteurs biographiques est sans conteste le Forgotten Silver, de Costa Botes et Peter Jackson. Dans ce film, les réalisateurs nous font part d'une découverte ahurissante. Par un hasard extraordinaire, Peter Jackson trouve dans une ferme de Nouvelle-Zélande une malle qui contient des dizaines de bobines de films. Si de prime abord, nos deux acolytes sont persuadés qu'il s'agit de vieux films de vacances, ils s'aperçoivent rapidement qu'il ont mis la main sur quelque chose d'unique. Dans cette malle se trouvent plusieurs films tournés en 35 mm par un homme du nom de Colin McKenzie.

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Véritable pionnier, McKenzie a constitué loin des projecteurs une œuvre riche et passionnante qui réécrit en partie l'histoire du cinéma. Dès le début du siècle, McKenzie se passionne pour le septième art. Bricoleur de génie, il va élaborer plusieurs inventions qu'il utilisera pour réaliser ses premiers films, comme le vélo-travelling où le projecteur à vapeur. Pour réaliser son premier long-métrage, il se fait prendre dans un élevage de volaille en train de voler 2000 douzaine d'œufs qui devaient lui servir à émulsionner la pellicule.

Quelque années plus tard, Colin McKenzie se lance dans la réalisation d'un grand film biblique sur l'histoire de la Reine Salomé. Le projet est extrêmement ambitieux et il convoque plusieurs milliers de figurants sur un plateau qu'il a fait construire dans la jungle.

Malgré certains aspects plutôt comiques, Forgotten Silver retrace de façon très studieuse le parcours de cette personnalité hors du commun. Plusieurs intervenants, parmi lesquels l'acteur Sam Neil, le producteur Harvey Weinstein ou encore le critique de film Leonard Maltin, viennent témoigner devant la caméra de l'importance de ce cinéaste et de la place qu'il faut désormais lui accorder au panthéon des grands génies du cinéma comme Georges Mélies, Les Frères Lumières ou D.W. Griffith.

La veille de sa diffusion à la télévision, le 28 octobre 1995, Forgotten Silver fait l'objet d'un article très sérieux dans le New Zealand Listener, l'un des journaux les plus lus dans le pays. Le journaliste responsable ayant été mis dans la confidence par les réalisateurs, l'article renforce un peu plus la crédibilité de la découverte. Très rapidement le film fait parler de lui et de nombreux spectateurs prennent au sérieux le canular. Un détail particulier vient titiller la fierté des Néo-Zélandais : l'analyse numérique d'un des films de Colin McKenzie attribue de façon irréfutable la paternité du premier vol en avion et donc de l'aviation toute entière à un Néo-Zélandais, Richard Pearse.

Quelques jours plus tard, les deux compères dévoilent leur supercherie et récoltent pour leur farce autant de critiques positives que négatives. On leur reproche d'avoir ternie la réputation sérieuse de la chaine de télévision qui a diffusé le documentaire et d'avoir gaspillé de l'argent public pour créer une mystification inutile.

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On l'a vu, les personnalités imaginaires sont bien souvent la cible privilégiée des documenteurs, comme avec Forgotten Silver. Mais certains n'hésitent pas à s'attaquer à des sujets plus polémiques.

Au début de ce dossier j'ai évoqué le réalisateur Peter Watkins pour établir une différence entre le docu-fiction et le documenteur. J'ai cité La Bombe, Culloden et La Commune comme des représentants possible du documentaire-fiction parce que ces films s'intéressent à des situations ancrées dans le réel, même si dans le cas de La Bombe il s'agit d'une extrapolation réaliste de ce que pourrait représenter une attaque nucléaire sur le Royaume-Uni, événement qui à ma connaissance n'a pas encore eu lieu, mais qui par contre s'est déjà produit au Japon. L'une des difficultés avec Peter Watkins, c'est que son style reste quasiment identique, qu'il choisisse de s'intéresser à l'histoire réelle ou qu'il décide de donner vie devant sa caméra à une situation d'anticipation ou d'uchronie.

Entre 1969 et 1971, en pleine guerre du Vietnam et alors que la guerre froide bat son plein, Peter Watkins réalise deux films que l'on peut classer parmi les documenteurs. Dans les deux cas, il utilise une situation fictive pour développer une enquête sous forme de reportage. Le premier, The Gladiators, présente un jeu guerrier, le Internationnal Peace Game, qui a remplacé les différents conflits traditionnels. La guerre a laissé place à un jeu télévisé violent, regardé par des millions de personnes à travers le monde, dans lequel de jeunes gens sont envoyés au casse pipe.

Le deuxième, Punishment Park est une plongée dans un système judiciaire et carcéral mis en place par le président américain Richard Nixon, pour gérer le cas des jeunes contestataires, militants anti-guerre, objecteurs de conscience, artistes subversifs et des personnes soupçonnées d'appartenir au parti communiste. Dans le désert californien, un tribunal sommaire juge les jeunes gens que la police a interpellés et leur propose soit de longues peines de prison, soit cette nouvelle alternative : le Punishment Park. Ceux qui choisissent cette solution sont relâchés et doivent atteindre un drapeau planté dans le désert, sans eau, sans équipement et sans se faire capturer par les forces de l'ordre lancées à leur trousse. Une version moderne des Chasses du comte Zaroff où le chasseur mégalomane est remplacé par des policiers et des militaires américains.

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Le film se construit en mettant en parallèle deux groupes de prisonniers, l'un pendant sa traversé du désert et l'autre pendant le procès. Les scènes de tribunal se concentrent sur les argumentaires des accusés, qui savent tous très bien que cette alternative à la prison est immorale et se solde la plupart du temps par la mort des volontaires. Mais étrangement, le dénouement vient contredire un peu les propos enragés que les accusés ont tenus tout au long du film.

Tous acceptent de participer à ce jeu sordide plutôt que de purger de longues peines dans un pénitencier, et se retrouvent à cautionner d'une certaine façon le système et le gouvernement qu'ils ont combattus. En cela, le réalisateur fait preuve d'une remarquable finesse.

Lors de sa sortie Punishment Park reçoit des critiques très mitigées. Certains pointent du doigt la dimension polémique exacerbée du film et le manichéisme dont fait preuve Watkins, même si, comme on l'a vu, tout n'est pas tout noir ou tout blanc chez les personnages. D'autres voient dans ce documenteur une excellente analyse de la situation sociale aux états-unis et des dissensions qui rongent le pays lors de cette époque troublée. Aujourd'hui encore, ce film reste particulièrement éloquent.

Accessoirement, au-delà de leurs dimensions politiques ou polémiques, ces deux films préfigurent de façon assez précise l'avènement de la télé-réalité et des shows racoleurs du type Koh-Lanta qui sont devenus depuis monnaie courante.

Pour terminer ce petit survol des documenteurs, je souhaitais parler d'un autre film particulièrement intéressant. Il s'agit de Death of a President de Gabriel Range.

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Death of a President se présente comme un documentaire sur l'assassinat de Georges W. Bush le 19 octobre 2007 à Chicago. Alors que Georges Bush vient prononcer un discours sur la situation économique et les rapports avec la Corée du Nord, une manifestation anti-guerre en Irak de grande ampleur encercle l'hôtel où se déroule l'événement. Une fois son allocution terminée, le président est sur le point de quitter les lieux lorsqu'il est abattu de deux balles tirées par un sniper posté dans un immeuble un peu plus loin.

Construit comme pourrait l'être un film sur la mort de Kennedy ou sur l'attentat contre Ronald Reagan en 1981, Death of a President a une saveur particulière puisque ses protagonistes principaux sont des personnalités mondialement célèbres, Georges Bush et son vice président Dick Cheney. Ici nous sommes très clairement dans l'uchronie, soit une réécriture de l'histoire et une exploration des conséquences que ces modifications ont entrainées. Si la plupart des intervenants sont des comédiens, le réalisateur parvient à jongler entre reconstitutions et images réelles, retouchées au besoin. Une façon d'utiliser la sur-médiatisation actuelle des hommes politiques, traités comme de véritables personnages de cinéma ou de séries télé. L'enterrement de Bush et l'oraison funèbre que prononce pour l'occasion Dick Cheney sont par exemple des images de l'enterrement de Ronald Reagan en 2004 à peine modifiées.

Avec ce film, qui confine à l'exercice de style, Gabriel Range en profite pour dresser un portrait critique des États-Unis sous la gouvernance de Bush. La paranoïa qui s'est emparée du pays après le 11 septembre 2001 et l'entrée en guerre, le racisme anti-arabe ou le patriot act sont des sujets qui sont abordés en arrière plan de l'enquête et qui donnent à ce film son intérêt. Un film à voir en attendant que les réalisateurs de documenteurs s'attaquent à d'autres personnalités.

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Voilà pour ce petit survol du documenteur. Un genre étonnant qui permet à des cinéastes de provoquer le rire, de poser des questions, de s'interroger sur les médias et sur les codes audiovisuels. Pour ceux qui veulent aller plus loin, sachez qu'il existe au moins deux festivals de documenteurs : le festival de l'Abitibi-Témiscamingue au Québec et le Piemonte Documenteur FilmFest en Italie.


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